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Sur la question de la pénétration des podcasts, les études disponibles sont (très) partagées. En croissance ? Certaines l’affirment. D’autres diagnostiquent plutôt la stabilité. Même le sujet de la taille de l’audience des podcasts peut faire l’objet de grande différences selon la source.
Les études rapportent souvent une plus grande popularité des podcasts auprès des Belges francophones, mais là aussi on note parfois des nuances. Depuis maintenant quelques années, l’étude AudioTime du CIM est devenue l’une des sources pour renseigner sur l’utilisation déclarée des podcasts. Réalisée en ligne, et pour sa dernière livraison de septembre à novembre derniers, AudioTime est une vaste enquête menée auprès de plus de 4.200 individus âgés entre 12-74 ans, sur l’ensemble des comportements audio des Belges.
Concernant la consommation de podcasts au cours du mois passé, cette édition est la troisième consécutive à l’avoir envisagée. La comparaison de ces trois années dévoile une faible progression de l’utilisation de podcasts, de 11,6% en 2023 à 13% aujourd’hui, dans une configuration où la pénétration chez les néerlandophones est pratiquement stable et où la croissance, certes modérée, provient de la partie francophone. Mais au-delà de cette donnée générale, AudioTime détaille l’utilisation des podcasts par genre et par marque.
Par genre, on ne sera pas surpris de voir que ce sont les contenus originaux qui sont les plus souvent cités, aussi bien par les francophones que par les flamands. Les radios fournissent également des contenus appréciés. Enfin, différents types de médias - TV ou sites d’info par exemple - sont à l’origine de podcasts plus limités en usage.
Du côté des marques, Spotify s’impose largement. Sur le plan des profils, le podcast en général est, selon AudioTime, nettement plus apprécié par les jeunes adultes (25-34 ans surtout) et les individus les plus favorisés (forte sélectivité sur les groupes sociaux 1 et 2, principalement) avec aussi une affinité plus modeste sur les actifs professionnels et ceux qui vivent dans des familles avec enfants.
AudioTime renseigne aussi sur la consommation quotidienne, mais ici sous forme d’un agrégat comprenant podcasts et écoute différée de la radio. Un agrégat qui pèse assez peu : 3% du temps total de consommation audio d’une journée, avec une différence ici aussi entre francophones (4%) et néerlandophones (2%). Ce qui est par contre impressionnant, c’est le temps passé une fois plongé dans ce type d’audio : près de 3h (2h52 précisément) pour l’ensemble des utilisateurs ! Pour ce faire, le smartphone est l’appareil largement le plus employé.
Bref, même si ce n’est pas un énorme scoop, l’étude CIM nous rapporte donc l’audio on demand comme un comportement audio relativement stable, certes plutôt niche, mais extrêmement immersif.